Le programme de nos 25 ans

L’année 2019 ne sera pas une année anodine pour l’agence, l’année 2019 sera celle de nos 25 ans !

Si l’on regarde l’année 1994, elle fait à la fois partie d’un autre siècle et d’une autre ère. En quelques années – en une génération –, c’est notre rapport au monde, notre rapport aux autres, nos habitudes qui ont muté. Brains Agency s’est profondément transformée pour vous accompagner et vous guider, répondre à vos besoins et vous aider à décrypter les changements structurels et les nouveaux enjeux. Il nous a toujours paru naturel que le rôle d’une agence conseil ne s’arrêtait pas aux missions de stratégies de marketing et communication que vous nous confiez mais devait aller au-delà. A l’heure de l’instabilité qui est la nôtre, c’est la connaissance et la capacité à rendre intelligible le monde qui compte.

Les Rendez-Vous de l’Inspiration en sont la concrétisation, dans notre volonté d’être pour vous une agence qui revendique le « Knowledge as a service ».

Pour ces 25 ans donc, et dans la continuité de notre positionnement, nous avons réfléchi à des rendez-vous éditoriaux mensuels. Autant de jalons dans l’année scolaire qui nous attend pour poursuivre notre compréhension du monde actuel en cherchant dans le XXème siècle ses prémisses. Pour cet ambitieux programme, nous avons sélectionné des clés de lecture qui nous semblaient les plus pertinentes pour vous.

Découvrez notre programme éditorial

Des remous des débuts du XXème siècle à la victoire du capitalisme se sont adjointes des mutations induites par l’avènement de la communication et la théorisation de l’encadrement de l’opinion publique. Ces nouvelles réalités ont peu à peu encadré le citoyen dans des logiques inédites et ont fait naître une figure inédite : le consommateur.

Très vite, ce citoyen-individu-consommateur a été ciblé par les états, les entreprises puis par les acteurs de la Madison Avenue qui ont exploité les failles nouvellement exposées et exalté en lui le besoin, le manque et flatté le moi allant jusqu’à son hypertrophie grâce à un marketing toujours plus inventif et agressif.

En parallèle de ces nouvelles conceptions sociétales, les recherches et avancées technologiques ont peu à peu fait passer l’algorithme et l’informatique d’une zone d’influence scientifique et militaire à une utilisation massive et à un usage personnel.

Ces deux développements parallèles (que nous simplifierons ici en la naissance de l’individu au moi exalté et l’explosion de la société technologique et algorithmique) se sont en quelque sorte rejoints en 2007 avec la création de l’iPhone : prolongation du moi, symbole prométhéen de l’homme capitaliste. Avec le smartphone, l’emprise de l’extérieur (marketing, entreprises et gouvernements) sur l’individu est passée à une échelle supérieure.

Alors que toutes les cartes sont redistribuées de la culture à la géopolitique, notre destin est-il scellé pour autant ? Complices (passifs ou actifs) de livrer nos données au nom d’un confort de l’immédiateté et de la promotion du moi, aveugles dans les manipulations de pensées que nous subissons pour des usages et des satisfactions inépuisables, notre société est-elle pour autant condamnée et notre liberté aliénée ? Quelles pourraient être les réponses pour une vie de citoyen éclairé et d’entreprise responsable à l’ère numérique ?

Le calendrier :

Octobre : L’ère du moi.

Novembre : Une brève histoire de l’informatique et l’émergence d’un monde numérique.

Décembre : Table ronde : Le marketing tout puissant.

Janvier : Les nouveaux usages.

Février  : De l’agriculture à l’armée, un monde redessiné.

Mars  : Table ronde : Blockchain, protocoles décentralisés et crypto-actifs, allons-nous vivre la plus grande révolution technologique et sociétale depuis l’Internet ?

Avril : Démocratie et géopolitique : les empires invisibles.

Mai : Cartographie des futurs : robots, transhumanisme, intelligences artificielles, demain ressemblera à quoi ? Quelles philosophies et quelles idéologies ?

Juin : Matinée : Demain, sauvés par un nouvel humanisme ? Comment l’éducation, la responsabilisation des entreprises et des institutions est une condition sine qua non à l’émergence d’un web et d’une société apaisée.