Le recrutement c’est maintenant mais… pas n’importe comment

Les vacances estivales approchent et le mois de septembre va bientôt donner le « la » à la mise en place des plans de communication pour l’année 2016/2017, avec pour objectif principal de réaliser le recrutement le plus qualitatif possible pour la rentrée 2017.

Comment exister auprès de son public, étudiants, prescripteurs ou partenaires, comment capter son attention, susciter son intérêt et surtout construire une relation durable avec lui ?

Marque et attractivité : des atouts essentiels

Au même titre que pour une entreprise, pour une école ou une université, c’est le nom, l’image, l’identité qui, à offre similaire, feront la différence.

Une marque doit être un signe traduit graphiquement par un logo et accompagné d’une signature qui portera ses valeurs : culturelle, historique, humaine, mais qui véhiculera aussi ses projets et son ambition.

Selon Xerfi, dans le secteur de l’enseignement supérieur, 3 grands pré-requis sont nécessaires à la mise en place de l’attractivité d’un établissement :
– Sa marque
– L’excellence de son enseignement
– L’adaptation de ses programmes au contexte international.

Une marque vivra par sa légitimité et sa cohérence historique et/ou économique. L’identité d’une marque reposera donc sur des valeurs dont le rôle sera de renforcer l’importance de son attractivité.

Pour autant, propulser une marque avec de gros budgets marketing ne suffit pas à sa notoriété. Pour qu’elle ressorte dans un univers hyperconcurrentiel et économiquement compliqué, il faut qu’elle soit perçue comme sincère et porteuse des valeurs de l’institution qu’elle représente.

L’attractivité d’une marque fera la différence au niveau du recrutement d’où l’importance de la visibilité à apporter à cette dernière.

La guerre des media n’aura pas lieu

Aujourd’hui, pour une communication efficace, il est incontournable d’utiliser des dispositifs multicanaux forcément complémentaires puisqu’à la base, le numérique n’a pas changé le modèle marketing AIDA : attention, intérêt, désir et action.

Media traditionnels versus nouveaux media digitaux : rivalité ou complémentarité ? la question persiste et pourtant…

Jouer sur la complémentarité des supports est une évidence. L’avènement de la télévision n’a pas sonné le glas de la radio, cette dernière a démontré avec brio comment accaparer internet pour en faire un outil complémentaire à une fréquence, le digital n’a pas tué le print.

D’un point de vue commercial, le papier, en tant qu’outil marketing sensoriel, reste un moyen efficace pour promouvoir une image de qualité et interpeller les prospects.

Certains pure players ne s’y sont pas trompés : tout comme Google avait utilisé l’affichage dans les transports pour promouvoir Chrome lors de son lancement, aujourd’hui, adoptunmec.com s’affiche lui aussi dans les couloirs du métro.

L’objectif des media traditionnels est de diffuser une même information à un large public. C’est le lecteur qui portera ou non une attention particulière à l’information diffusée. Une enquête Nielsen a montré que les publicités publiées dans les journaux ou les magazines ont le plus fort taux de confiance des supports publicitaires (45% des personnes interrogées leur accordent cette confiance).

A l’opposé, les media sociaux et le web permettent d’attirer un public ciblé et d’établir un dialogue avec le lecteur. Au-delà de la dimension économique, le principal avantage du digital est sans conteste la rapidité de la communication, la flexibilité, l’élimination des frontières.

En un clic, on peut diffuser son message ou sa publication à son public cible, qu’il soit situé dans son quartier ou à l’autre bout du monde. La multiplicité des supports de lecture qu’offre le numérique est un autre atout : ordinateur professionnel ou personnel, tablette ou le smartphone permet de rendre les publications disponibles à tout moment de la journée, quel que soit le lieu de consultation.

Les réseaux sociaux sont devenus un vecteur de communication fondamental parce qu’ils permettent, tout en développant la visibilité, de créer une « relation suivie » avec le public visé en développant l’interactivité et l’engagement avec lui. Une communication sur les réseaux sociaux, Twitter, Facebook, Linkedin et YouTube – parce qu’ils regroupent les différentes cibles des établissements de l’enseignement supérieur :  étudiants actuels et futurs, entreprises partenaires et médias – offre la possibilité d’adresser un message ciblé tout en jouant la proximité.

Créer une relation entre la marque et les jeunes sur les réseaux sociaux renforce ainsi l’intérêt du jeune d’intégrer une école et optimise le recrutement d’élèves motivés.

Pourquoi devoir choisir ?

Il est intéressant de noter que les réseaux sociaux se font aussi le relais de la presse écrite, à l’image d’HEC qui a immédiatement publié sur Facebook la couverture de l’OBS valorisant sa place de leader dans le classement des écoles de commerce du support.

Chaque type de media comporte ses avantages et doit être utilisé selon une stratégie établie en amont.

Une campagne de communication sur les supports « traditionnels classiques » a souvent l’avantage d’apparaître mieux structurée et plus claire que sur les réseaux sociaux où publications sur Twitter et Facebook ou articles de blogs ont des particularités propres qui font apparaître le processus comme plus complexe.

Mais le processus de publication sur les réseaux sociaux est très rapide et ouvre sur un dialogue direct permettant de construire une communauté qualifiée tout en proposant une communication pouvant impliquer chacun, à l’externe comme à l’interne.

Aujourd’hui, l’idéal pour un plan de communication dont les objectifs sont la visibilité et le recrutement est bien d’échafauder et de mettre en place des synergies entre media, qu’ils soient digitaux ou traditionnels.