Harcèlement scolaire, tous concernés

En cette journée internationale du harcèlement scolaire, l’agence Brains Agency a voulu rappeler les conséquences désastreuses que cela pouvait avoir à l’encontre des victimes. Plus d’un élève sur dix est concerné, du primaire au collège. Des milliers de jeunes subissent le harcèlement en France. Certains arrivent tant bien que mal à surmonter cette épreuve, d’autres hélas n’y arrivent pas et commettent l’irréparable.

En effet, tous les jours, dans les établissements scolaires, des jeunes subissent la haine de leurs pairs. Ils reçoivent insultes, humiliations, coups, dans ou devant leur établissement scolaire mais aussi sur le trajet entre leur domicile et leur école.
Le harcèlement ne s’arrête pas là et continue également sur le Net via les réseaux sociaux, avec des messages ciblés (ce que l’on appelle le cyberharcèlement). Ces actes ne sont pas sans conséquences pour les victimes et entrainent de nombreux changements dans la vie de ces derniers.

Ces changements se manifestent comme suit : crise de colère, crise d’anxiété à la maison, hypersensibilité…. L’enfant peut souffrir d’une crise d’insomnie ou au contraire de narcolepsie. IL peut y avoir aussi un bouleversement du comportement alimentaire, un changement soudain de poids.
Les victimes ont souvent tendance à s’isoler et se terrer dans la solitude. Dans les cas extrêmes, il se peut qu’ils s’auto mutilent, ne veuillent plus du tout se rendre à l’école ou au collège.
Ces différents comportements sont autant de signes de harcèlement subi par l’enfant à l’école mais ils sont parfois cachés par l’enfant ou sous-estimés par les adultes. L’ultime (et souvent fatale) conséquence est le suicide et il est alors trop tard…

Les drames liés au harcèlement scolaire sont de plus en plus relayés par les médias (nous nous souvenons encore du cas d’Evaëlle) ou adaptés en films ou séries pour éveiller les consciences et lutter contre ce fléau (Marion 13 ans pour toujours; Le jour où j’ai brûlé mon cœur), mais ce problème persiste encore. Se pose donc la question de savoir si tous les moyens sont mis en place pour éradiquer ce fléau.

Assurément, les sanctions sont quasi inexistantes et il subsiste une réelle absence de définition juridique. Des mesures fortes et significatives doivent être prises pour sauver des vies.

Les harceleurs devraient être bannis des établissements scolaires. Des stages de harcèlement devraient être entrepris pour montrer aux bourreaux cette lourde charge mentale qu’ils imposent à leurs victimes, ce qui leur ferait peut-être prendre conscience du mal qu’ils font et des conséquences néfastes qui peuvent en découler.

Le personnel en contact avec les enfants devrait aussi suivre une formation obligatoire afin de mieux détecter les signes de harcèlement et mieux les gérer avant que cela ne vire au drame. Enfin, es parents devraient savoir détecter les premiers signes de détresse, surveiller les réseaux sociaux de leurs enfants et leur apprendre à avoir une confiance en soi solide.

Lorsque vous êtes confronté à ce genre de situation, n’hésitez pas à venir en aide à la personne concernée. Le cas échéant, prévenez le personnel pédagogique et les parents. Des numéros spéciaux et des sites internet sont également mis à disposition pour signaler ces méfaits et/ou pour en parler :

En cas de harcèlement et de cyberharcèlement contactez le 3020 / 0 800 200 200 ou rendez-vous sur les sites :

Vous pouvez aussi vous former volontairement sur la prévention du harcèlement scolaire :