Créer une passerelle entre le monde de l’enseignement supérieur et la recherche et celui de l’entreprise

Encore trop timides car limités dans leurs champs d’action, les liens entre les secteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche et le monde de l’entreprise doivent être développés, tournés vers un dialogue constructif qui permettra aux deux secteurs de se stimuler, de gagner en compétitivité dans un objectif de renforcer la place de la France tant sur le plan universitaire qu’économique et technologique. La création des PRES et la force du tissu économique régional en France doivent donc être mobilisés pour consolider et diversifier ces liens.

Quelle est la force du réseau des Femmes de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ?

L’agence Brains -porteuse du projet des Femmes de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche – fait partie du groupe IDECOM, à l’origine du premier réseau féminin des territoires. : les Femmes de l’Economie.

Fort de ces liens tissés avec les dirigeants, les entreprises du tissu économique français et les établissements d’enseignement supérieur, les rencontres des Femmes de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche vont pouvoir mobiliser efficacement ces différents acteurs et les réseaux féminins régionaux autour des questions de parité, de recherche, de développement, de compétitivité, de recrutement et de formation.

Ces échanges et connexions seront maintenus par différents outils tels que la création et la mise à disposition d’un carnet d’adresses unique, la mise en relation des différents acteurs via une plateforme web dédiée et via les différents réseaux sociaux aux couleurs des FDESR.

L’ambition du réseau est d’aboutir à des résultats concrets et bénéfiques pour ses membres.

Mettre en relation les forces intellectuelles et managériales de demain avec les structures qui pourront les accueillir, les stimuler ou les financer.

Qu’il s’agisse de permettre aux entreprises de recruter leurs futures collaboratrices, aux jeunes chercheuses du public de trouver un financement pour leur recherche ou d’intégrer les équipes de R&D du secteur privé, aux étudiantes au profil d’entrepreneuse de trouver des aides, les FDESR en créant des lieux de parole et d’échanges au moment des colloques ou lors d’actions digitales ont pour ambition de décloisonner les secteurs, de faire se rencontrer les porteuses de projets et les structures capables de les soutenir et les aider à se développer.

Cette demande n’est d’ailleurs pas nouvelle, les campus RH des grandes entreprises ont été créés dans le but de sélectionner et d’attirer les meilleurs candidats avant leur diplôme.

Les établissements de recherche souhaitent quant à eux que leurs chercheurs trouvent l’établissement qui saura les accueillir au mieux en témoigne par exemple la création du dispositif Doctor’Entreprise initié en 2012, avec le soutien de l’IAE de l’Université Jean Moulin Lyon 3 et qui propose aux entreprises (start-up, PME /PMI, grands groupes, collectivités) de recruter un futur doctorant.

Le réseau AGIRES quant à lui réuni plus de 80 écoles du public et du privé, sa mission est d’assurer la promotion de l’enseignement supérieur à finalité professionnelle par la mise en relation des acteurs économiques et éducatifs en vue de développer des relations constructives, bâtir des partenariats pérennes et valoriser les innovations.

Les Femmes de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche s’inscrit dans cette impulsion ayant bien entendu l’ambition de rendre les actions plus paritaires en donnant la paroles aux femmes, les échanges et discussions plus aisés car posés via la médiation d’un réseau fort et unique.

Rendre les établissements d’enseignement supérieur et de la recherche plus proches des besoins des entreprises.

Faciliter les échanges c’est aussi permettre aux directrices de programme d’ajuster leur offre – qu’il s’agisse de formation initiale ou continue – en fonction des besoins des entreprises et rendre ainsi les jeunes diplômées plus en adéquation avec les demandes du marché du travail et d’assurer aux entreprises la compétitivité et les qualifications de leurs équipes.

Au niveau de l’Etat, cette nécessité de mieux faire co-exister les univers de l’enseignement et des entreprises se traduit par des initiatives prises notamment au niveau de la recherche. La création des SATT ( sociétés d’accélération de transfert de technologie ) et de huit instituts de recherche technologique (IRT) qui réunissent recherche publique et recherche privée.

Développer les collaborations entre les chercheuses et les entreprises, contribuer à l’insertion professionnelle des étudiantes, soutenir les porteuses de projets, aider les dirigeantes des établissements dans les choix des politiques qu’elles doivent mener pour garder leurs établissements au meilleur niveau et s’inscrire au mieux dans le paysage économique national et international voici quelques unes des missions du réseau des Femmes de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

 

Rachel Nullans